2016

Alors que FEULEMENTS IMMORTELS rentre dans l’hiver après un solstice de bicrave, alors que le blanc manteau recouvre les plaines grelottantes comme des milliers de pieuses et dévouées éjaculations viennent honorer les corps froids des Bowie, Cohen, Prince et autres idoles que vos mamans kiffent, alors que Phil Collins (ou Sting) chiale au Bataclan, alors que John Carpenter figure sur le dernier album de Jean Michel Jarre, alors que le pire est lui toujours en vie (Guillaume Canet), ici on prépare 2017 en affûtant les haches avant de sortir du bois la gueule peinte, les hardes au vent et la barbe hirsute. 2017 sera mon mojave, ma bataille contre les tièdes qui ont trouvés dans leur désert une nouvelle Imperator Furiosa en Isabelle Huppert l’octuple pute (ou la meuf de STAR WARS SANS NOM #9). Seule consolation : espérer ardemment qu’en 2017 Milla Jovovitch fasse un retour définitif dans l’ultime volet de RESIDENT EVIL et mette une bonne fois pour toute les calendriers menstruels à l’heure. En attendant les TWIN PEAKS, les FARGO SAISON 3, un 2.outside interprété par un hologramme de david bowie des studios Disney©, célébrons le solstice sur périscope, dansons avec les fantômes comme les king-vi, c’est l’heure des souvenirs en réalité virtuelle.

Personnellement en 2016 j’ai surtout joué à GTA V, en ligne et hors ligne, donc ne vous attendez pas à grand chose de ma part. J’ai quand même vu quelques films (aucun film asiatique, démerdez-vous), quelques séries et écouté des mp3 (à chier). J’ai constaté qu’en 2016 le blockbuster le plus impressionnant que j’ai vu c’est l’avant dernier épisode de GAME OF THRONES, sur ma télé HD de prolo, c’est dire à quelles extrémités on en est rendus.

Sans plus attendre et sans citer nos sponsors voici donc l’article le plus rapidement écrit et le plus opportuniste de l’année, dans lequel l’auteur se contentera de vous gicler à la face son bon goût, sans échelle de valeur ou d’importance.

COMANCHERIA de David Mackenzie

THE WITCH de Robert Eggers

THE NEON DEMON de Nicolas Winding Refn

MAD MAX FURY ROAD BLACK AND CHROME EDITION de George Miller : croyez le ou non, le noir et blanc change tout au cinéma. Ici l’étalonnage est sublime et l’on passe de FAST & FURIOUS à Fritz Lang, c’est bouleversant. Je pleure de n’avoir pu voir ça en salle, et je pourrais remplir la suite de cet article de capture d’écran et ça suffirait absolument à justifier 2016.

PREMIER CONTACT de Denis Villeneuve : bon c’est un peu Nolanien dans l’aspect et la photo, mais c’est quand même plus propre, le réalisateur ne s’en est pas mis partout. C’est surtout l’idée scientifique sous-jacente exploitée comme ressort narratif qui est intéressante : si on change le langage on change l’histoire, alors imaginez une histoire racontée avec un langage qui s’affranchit du temps et vous avez PREMIER CONTACT.

LES 8 SALOPARDS de Quentin Tarantino : c’est clairement pas le meilleur Tarantino, mais il faut croire que 2016 à été suffisamment à chier pour qu’il finisse en haut du panier. C’est un poil longuet et masturbatoire, mais une bonne branlette ça fait toujours du bien. Et puis y’a quand même de sacrées idées de mises en scène (cette introduction !).

MA LOUTE de Bruno Dumont : Je vais pas rentrer dans la polémique, mais le film est sublime, sans que ça tourne à la moquerie de classe (à l’inverse de LES VISITEURS 3 par exemple). La caricature c’est rire de soi même et des autres, mais on est même plus dans la caricature, on est dans la splendeur et son cortège de vanités et d’écœurement, on est dans le sublime et le grotesque à la fois, et n’importe qui d’autre que Dumont aurait raté cet objectif.

EVERYBODY WANT SOME de Richard Linklater : Un film absolument beau, vu à reculons tellement le sujet me rebutait (le quotidien d’une équipe de baseball), mais qui est une leçon de montage et de narration, qui développe une cinématographie dans l’ellipse, qui se poursuit et s’arrête chez le spectateur, tout en longueur et en subtilité, en total paradoxe avec son sujet (des jeunes américains qui n’ont qu’une préoccupation, niquer, et par tous les moyens envisageables).

SOUTH PARK :
south park butters wienners out

STRANGER THINGS des frères Duffer : le truc le plus hype de l’année mais aussi le plus mérité. Très soigné, bien écrit, très luxueux, bref du bon divertissement populaire tel qu’il devrait être toujours proposé.

THE NIGHT OF de HBO : c’est pareil, plus soigné qu’un film lambda de 2016, bien écrit et superbement interprété, sur un fait divers exploité sous de nombreux angles, y compris de mise en scène.

Dans les pires choses vues cette année, il serait facile de citer tous les Disney/Marvel/Star Wars, donc je vais le faire. Oui tout est sans surprise à chier, même si le star wars random est peu moins laid que d’habitude et que DEADPOOL sauve à peu près les meubles malgré une fin ignoble, c’est le seul à peu près sincère et pas trop cynique.

ELLE de Paul Veroheven : Plus belle escroquerie de l’année, revendre du cinéma Français mal éclairé, mal interprété (malgré la présence d’acteurs de la COMEDIE FRANCAISE ©) et mal filmé sous couvert de brûlot anti-système sublimé par un auteur sulfureux (alors que Veroheven fait ça chaque année depuis sa naissance). Bon j’exagère un peu y’a des trucs pas trop mal mais qui veut voir la teuch d’Isabelle Huppert en 2016 ?

WESTWORLD de HBO : j’ai découvert qu’il y avait un Nolan derrière la série après le dernier épisode, pas besoin d’en dire davantage. En 2h il est possible de dire autant de chose qu’avec la saison complète.

MAD MAX BLACK AND CHROME

MAD MAX BLACK AND CHROME